GHU PAPRENA : perséverer !

Bi’sir Mbuluani.

Pour cet #ALaConquêteDuVerbe nous parlerons de “GHU PAPRÈNA“, un verbe complexe assez difficile à tourner en français.

Commençons.Le verbe “GHU PAPRÈNA” (lire “rhou paprène“) peut prendre plusieurs traductions en français, parmi lesquelles “

  • Rechercher de toutes ses forces,
  • se débattre,
  • s’efforcer,
  • essayer,
  • balbutier… et d’autres.

Pourtant toutes ces traductions ne sont  valables pour ce verbe que si l’acteur poursuit l’action qu’importe les obstacles, s’il persévère.C’est à dire que : 

  • si la personne cherche ardemment, sans baisser les bras, même si elle ne trouve pas l’objet de sa quête, le verbe peut s’utiliser.
  • Si la pers se débat et s’en sort, il est aussi valable.
  • Si la pers vacillait mais ne s’est pas arrêté d’avancer, le verbe sied également.

 Par conséquent, selon les contextes :

  • Il peut designer le fait de trouver (ou pas) après avoir cherché longtemps.

Exemple :

De quelqu’un qui est perdu et peine à trouver son chemin, on dira “A kwena paprèna mu nzila“,  la traduction contextuelle serait  “Il s’est perdu, a cherché son chemin encore et encore” quand la traduction littéraire serait juste “Il balbutiait en route”. L’impact de n’est pas le même vous voyez. La traduction Littéraire limite le verbe. 

  • Il peut designer le fait de s’efforcer, de continuer une action difficile (délicate) après plusieurs essais non-concluants.

Exemple :

Pour nous, les Bi’Sira, qui apprenons en balbutiant au moment de prononcer ou d’écrire, “Dua paprèna“, (On s’efforce à parler/écrire au mieux). De manière générale, on peut traduire “GHU PAPRÈNA” par “PERSÉVÉRER”, mais la vrai traduction Ghisir de persévérer c’est “GHU FUNDULA” qui désigne l’action de chercher encore et encore, labourer, s’évertuer, fouiller sans s’arrêter jusqu’à trouver l’objet de sa quête. On peut donc aisément conclure que les deux verbes sont synonymes.  En bref :

  • Infinitif : Ghu paprèna
  • Présent : Paprèna
  • Passé : Ib/Ab paprèna
  • Action en cours: Paprènanga/Kwena paprèna

 Voilà… Ainsi s’achève la leçon de ce soir, j’espère que vous avez appris.  Je me souviens que la semaine dernière je vous avais promis #Ghwambila mais je suis tombée amoureuse de ce verbe ce matin, j’espère qu’il vous a plu aussi.  

Ka Ghiélu ghi boty.